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Outre l'aspect émotionnel, la dépression perturbe les liens familiaux, sociaux et professionnels des canadiens

Le 9 juillet 2009

Une enquête menée récemment à l'échelle nationale indique que malgré leurs répercussions sur la vie quotidienne des personnes atteintes de dépression, les symptômes fonctionnels invalidants - la difficulté à se concentrer ou à prendre des décisions, le manque de motivation et la perte d'intérêt ou de plaisir pour presque toutes les activités(1) - passent après les symptômes émotionnels dans les discussions entre les médecins et leurs patients.

"Avec leur médecin, la plupart des patients évoquent les sentiments de découragement ou de tristesse généralement associés à la dépression, mais ils ne mentionnent pas toujours les conséquences qu'ont les symptômes fonctionnels sur leur vie", selon le Dr Denis Audet, omnipraticien. "Cette enquête nous rappelle l'importance de s'intéresser non seulement aux émotions, mais au fonctionnement des patients dans tous les aspects de leur vie quotidienne."

Selon les résultats de l'enquête, la grande majorité des médecins canadiens (96 %) perçoivent la dépression comme l'une des trois principales causes d'incapacité(2). La dépression est d'ailleurs la cause d'incapacité la plus souvent évoquée par les médecins. Malgré la sensibilisation des médecins à cet égard, seulement la moitié des patients (50 %) affirment avoir des discussions fréquentes sur l'incapacité fonctionnelle avec leur médecin(2). Moins de quatre personnes sur dix estiment discuter souvent avec leur médecin de leur capacité de se charger de leurs responsabilités familiales (38 %), de leur capacité de fonctionner au travail (31 %) ou des conséquences de la dépression sur leurs relations interpersonnelles (28 %)(2). Ces résultats sont étonnants puisque neuf patients sur dix se disent au moins un peu preoccupies par l'effet de la dépression sur la capacité fonctionnelle, et que 62 % des personnes interrogées affirment être très préoccupées à ce sujet(2).

"Les patients croient avoir une bonne relation avec leur médecin, et il s'agit là d'une bonne nouvelle", commente Jean-Rémy Provost, directeur general de Revivre - Association québécoise de soutien aux personnes souffrant de troubles anxieux, dépressifs ou bipolaires, au sujet du fait que 85 % des patients se déclarent satisfaits de la possibilité d'aborder les questions qui les préoccupent le plus(2). "En discutant de façon proactive des consequences de la dépression sur la capacité de remplir les responsabilités domestiques et professionnelles, les Canadiens peuvent former une alliance avec leur médecin de façon à obtenir le meilleur traitement et les meilleurs soins possibles."

La depression en milieu de travail et l'insecurite financiere

On estime que trois millions de Canadiens seront atteints de depression au cours de leur vie. Dans la plupart des cas, la dépression surviendra entre l'âge de 24 et 44 ans, soit au cours de la période d'activité professionnelle(3). La dépression peut avoir de profondes répercussions sur le rendement au travail, ce que de nombreux médecins ne semblent pas reconnaître, si l'on en croit les résultats de l'enquête. Lorsqu'elles présentent des symptômes de dépression, les personnes interrogées occupant un employ déclarent consacrer deux heures de leur journée de travail à des activités qui ne sont pas liées au travail. De plus, 42 % d'entre elles quittent le travail plus tôt. Malgré tout, seulement 23 % des médecins déclarent avoir discuté de ce mécanisme d'adaptation avec des patients(2).

Chez les personnes interrogées occupant un emploi, 55 % craignent que la diminution de leur rendement soit perçue à tort comme un manque d'intérêt envers leurs fonctions, et 73 % d'entre elles croient que cela les rend vulnérables aux mises à pied dans le contexte économique actuel(2). La majorité des Canadiens atteints de dépression interrogés (70 %) affirment que les symptômes de la maladie ont entraîné des bouleversements importants, à un moment ou à un autre, dans leur carrière professionnelle, tels que la démission (35 %), un congé d'invalidité de courte ou de longue durée (respectivement 33 % et 29 %) ou le congédiement (25 %)(2).

"Il est malheureux que la dépression, une maladie qui se traite, ait une incidence sur les conditions de vie, par exemple par la perte de revenus", estime Isabelle Moreau, déléguée commerciale chez Shepell·fgi. "Les employeurs doivent absolument trouver des solutions pour aider leurs employés à maîtriser leurs symptômes émotionnels, physiques et fonctionnels au travail."

Les symptômes fonctionnels de la dépression dépassent le cadre de la vie professionnelle et se manifestent également sur les relations personnelles et les activités sociales. Huit Canadiens atteints de dépression sur dix affirment que leurs activités préférées leur apportent moins de plaisir (80 %) et qu'ils se sentent seuls ou ne s'investissent pas dans les relations avec la famille et les amis (74 %)(2).

Les echelles d'evaluation pour une meilleure prise en charge des

symptomes fonctionnels

L'évaluation que font les médecins des patients atteints de depression repose souvent sur des interactions informelles, ce qui ne permet pas de mesurer l'évolution de leur état. Il existe des échelles normalisées pour l'évaluation des troubles mentaux, mais on ne les utilise pas de manière systématique. Près de neuf médecins sur dix (87 %) ayant utilisé une échelle d'évaluation trouvent l'exercice utile(2). Pourtant, seulement 33 % des médecins qui connaissent l'échelle SDS (Sheehan Disability Scale)(4) destine à évaluer la capacité fonctionnelle affirment l'utiliser "parfois". Parmi les patients dont le suivi comporte l'utilisation d'une échelle d'évaluation, huit sur dix (79 %) en voient l'utilité et affichent une plus grande satisfaction envers le traitement qu'ils reçoivent, comparativement aux patients qui n'ont pas été en contact avec ces échelles(2).

"Dans le traitement des troubles mentaux, on oublie facilement d'utiliser des outils permettant d'en mesurer la progression, ce qu'on fait pourtant de façon systématique avec les maladies physiques", affirme le Dr Audet. "L'intégration d'outils tels que l'échelle SDS peut nous permettre d'ajuster le traitement de la dépression en visant non seulement la rémission, mais aussi le retour à une vie active et productive."

Plan et methodologie de l'enquete

L'enquête menée par Léger Marketing a été commanditée par Wyeth Canada, en partenariat avec la Société pour les troubles de l'humeur du Canada et Shepell·fgi. Elle comporte deux volets et repose sur l'utilisation de deux questionnaires en ligne, l'un visant les adultes canadiens ayant reçu un diagnostic de dépression, et l'autre, les médecins canadiens. L'enquête visant les patients a eu lieu du 8 au 24 avril 2009 et a été menée auprès d'un échantillon de 802 personnes ayant reçu un diagnostic de dépression et utilisant un antidépresseur au moment de l'enquête ou ayant cessé d'utiliser un antidépresseur au plus un an auparavant. L'échantillon a été tiré d'un panel d'internautes sélectionnés pour les enquêtes de nature médicale. La méthode utilisée offre une simulation d'échantillon probabiliste comportant une marge d'erreur de +/- 3,5 %, 19 fois sur 20. L'enquête visant les médecins a eu lieu du 6 au 27 avril 2009 auprès d'un échantillon aléatoire de 150 médecins de l'ensemble du pays. L'échantillon a été tiré d'un panel d'internautes composé de médecins ayant des patients sous antidépresseurs au moment de l'enquête (100 omnipraticiens et 50 psychiatres).

A propos de La Societe pour les troubles de l'humeur du Canada

La Société pour les troubles de l'humeur du Canada est un organisme national sans but lucratif fonctionnant grâce aux à la participation de consommateurs et de bénévoles. Elle a pour mandat de représenter les interest des consommateurs, des familles et des aidants devant composer avec des troubles mentaux, en particulier la dépression, le trouble bipolaire et d'autres troubles de l'humeur. Le site Web de la Société - www.mooddisorderscanada.ca - propose une foule de ressources sur les troubles de l'humeur, y compris la dépression.

A propos de Shepell·fgi

Depuis maintenant 30 ans, Shepell·fgi est le chef de file en matière de services de santé et de solutions d'optimisation du rendement. L'entreprise fournit des services à plus de 7 000 clients et à 8 millions d'employés ainsi qu'aux membres de leur famille. Shepell·fgi aide les entreprises à preserver la santé de leurs employés aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde.

A propos de Wyeth Canada

Wyeth est l'une des plus grandes sociétés de recherche pharmaceutique et de produits de santé en vente libre au monde. Elle joue un rôle de premier plan dans la découverte, la mise au point, la fabrication et la vente de produits pharmaceutiques, de vaccins, de produits biotechnologiques et de médicaments grand public, destinés à améliorer la qualité de vie des gens du monde entier. Wyeth Canada, une filiale de Wyeth, emploie plus de 1700 personnes au pays. Le siège social est situé à Markham, en Ontario, et l'usine ainsi que les laboratoires de R&D sont à Montréal, au Québec.

1 Adaptation du DSM-IV-TR(R). Washington, DC: American Psychiatric Association; 2000: 349 - 356.
2 Léger Marketing. National Survey on Depression
3 Association canadienne pour la santé mentale.
www.cmha.ca/bins/content_page.asp?cid=3-86-87-91. Consulté le 16 juin 2009.
4 Centre for Quality Assessment & Improvement in Mental Health.
www.cqaimh.org/pdf/tool_lof_sds.pdf. Consulté le 1er mars 2009.

 

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