PREMIÈRE PARTIE : RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX
Quels sont les symptômes propres à la grippe?
On applique souvent le terme grippe à tout ce qui fait que nous nous sentions indisposés. Cependant, la grippe (influenza) est une infection particulière causée par le virus de la grippe et, généralement, elle est une maladie plus grave que le rhume, lequel est causé par d'autres virus des voies respiratoires. Les symptômes de la grippe apparaissent soudainement : maux de tête, frissons et toux qui sont rapidement accompagnés d'une fièvre, d'une perte d'appétit, de douleurs musculaires et de fatigue. Par contre, les symptômes du rhume ne sont ressentis qu'au niveau des voies respiratoires supérieures : écoulement nasal, éternuements, larmoiement et irritation de la gorge. Des symptômes gastro-intestinaux, tels que la nausée, le vomissement et la diarrhée, peuvent quelquefois accompagner la grippe, particulièrement chez les enfants, mais ils sont très rarement dominants. Le terme grippe intestinale est souvent incorrectement employé pour décrire des maux gastro-intestinaux qui sont causés par d'autres sources d'infection.
Quelles sortes de complications peuvent survenir suite à l'influenza?
Tandis que la majorité des gens infectés par l'influenza se remettront complètement dans la semaine ou les 10 jours suivant l'apparition des premiers symptômes, certaines personnes sont plus susceptibles de connaître des complications plus sévères et plus longues. Les très jeunes enfants et les personnes de plus de 65 ans particulièrement ainsi que celles souffrant déjà de certaines conditions médicales telles les maladies respiratoires chroniques ou maladies cardiaques, les maladies chroniques du rein, le diabète et-ou étant immuno-compromis (suite au cancer, à une infection au VIH, à un traitement aux stéroïdes, etc) sont à risque élevés de développer des complications suite à une infection de l'influenza. Toute personne croyant être à risque élevé pour les complications devrait consulter son médecin afin de discuter si elle devrait être vaccinée.
Qu'est-ce que le syndrome de Reye?
Le syndrome de Reye est une complication rare qui affecte les enfants et les adolescents qui ont pris des salicylates (aspirine) pendant qu'ils étaient infectés par le virus de la grippe ou par le virus qui cause la varicelle. Le syndrome de Reye attaque précisément le système nerveux central ainsi que le foie et peut entraîner la mort. On devrait éviter de donner de l'aspirine aux enfants et aux adolescents qui ont la grippe sauf si le médecin le prescrit. Le vaccin de la grippe n'est pas reconnu comme étant un facteur au développement du syndrome de Reye.
Pendant combien de temps une personne est-elle contagieuse lorsqu'elle attrape la grippe?
La période de transmissibilité ou la période infectieuse dure habituellement 3 à 5 jours dès l'apparition des premiers symptômes, pour les adultes et jusqu'à 7 jours pour les enfants.
À quel moment de l'année la saison grippale débute-t-elle au Canada?
Il peut survenir des éclosions isolées de grippe à tout moment pendant l'automne, mais une activité grippale et des éclosions définies sont plus fréquentes dès novembre ou décembre jusqu'en avril.
Pourquoi la grippe est-elle une maladie plus fréquente l'hiver?
Techniquement, la grippe n'est pas liée aux saisons et l'infection peut survenir à tout moment de l'année dans un climat tropical, mais dans les pays au climat tempéré, comme au Canada, la grippe est principalement une maladie de l'hiver. On ne sait toutefois pas pourquoi la grippe prédomine pendant cette saison; plusieurs facteurs entrent en jeu. L'air froid de l'extérieur de même que l'air chauffé à l'intérieur peuvent causer l'assèchement des tissus respiratoires et peuvent nous rendre plus susceptibles aux virus respiratoires. Peut-être que sa transmission est facilité par le fait que les gens se rassemblent davantage à l'intérieur pendant l'hiver ou peut-être parce que l'air à l'intérieur est plus sec, ce qui permet au virus de survivre plus longtemps. Il a été démontré que lorsque plusieurs personnes (certaines transportant le virus de l'influenza) provenant de différentes régions du monde sont rassemblées, sur un bateau de croisière ou dans un avion par exemple, les chances qu'elles soient infectées sont décuplées. C'est une situation semblable qui s'est produite l'été de 1999 sur un bateau de croisière en Alaska où on a rapporté une épidémie de grippe hors saison.
Existe-t-il des moyens permettant de prévenir l'infection?
Des pratiques d'hygiène comme le fait de se laver les mains, surtout après avoir été en contact avec une personne qui pourrait avoir la grippe ou après avoir manipulé un papier mouchoir souillé, pourraient réduire les risques d'infection. Cependant, la seule méthode de prévention reconnue comme efficace est la vaccination annuelle, préférablement 2 semaines avant que la saison grippale active ne débute.
Y a-t-il d'autres virus qui peuvent causer des maladies semblables?
Oui. Les infections des voies respiratoires dont la cause est autre que les virus de l'influenza et les virus du rhume peuvent survenir. Les virus tels que le virus respiratoire syncytial (RS) et les virus para-influenza peuvent causer des infections qui pourraient être confondues avec celles de la grippe, car elles présentent des symptômes très semblables à ceux de la grippe comme la fièvre, la toux et les maux de gorge. Tandis que les virus RS et para-influenza sont présents à chaque saison hivernale et affectent surtout les enfants, ils peuvent aussi toucher les adultes.
Que peut-on faire une fois que l'on a la grippe?
Pour la plupart des gens, le seul moyen consiste à se soigner en augmentant sa consommation de liquide (eau, jus, soupes, etc) et à se reposer pendant les 7 à 10 jours que peuvent durer les symptômes. Récemment, de nouveaux médicaments ont été mis sur le marché au Canada et sont précisément conçus pour traiter la grippe. Ces médicaments peuvent diminuer la durée des symptômes d'environ une journée ou une journée et demie s'ils sont pris dans les 48 heures suivant l'apparition de la maladie.
Combien y a-t-il de types d'influenza?
Il y a trois types principaux d'influenza :
l'influenza de type A,
l'influenza de type B et
l'influenza de type C.
Les influenzas de type A et de type B sont associées aux éclosions annuelles et aux épidémies.
L'influenza de type A cause habituellement des infections plus graves que l'influenza de type B et peut provoquer une pneumonie, nécessiter une hospitalisation ou peut même entraîner la mort, surtout chez les personnes âgées ou les personnes souffrant de maladies chroniques. L'influenza de type A était responsable pour toutes les épidémies précédentes (épidémies mondiales d'influenza).
On voit rarement l'influenza de type C et on l'associe seulement à la maladie sporadique légère.
De quelle façon le virus de la grippe se propage-t-il si rapidement dans le monde?
Le virus de la grippe se transmet de personne à personne très facilement soit par des gouttelettes de salive, soit par des mucosités qui se propagent dans l'air et qui sont généralement propulsées par la toux et les éternuements. Ce mode de propagation est particulièrement efficace dans un environnement fermé, situation d'ailleurs qui s'apparente aux modes de vie hivernales propres aux populations canadiennes. Il peut également se transmettre par un contact avec des objets de surface, par exemple, par une poignée de porte ou le combiné d'un appareil téléphonique qui a été manipulé par une personne contaminée.
Comment détermine-t-on quelle sera la souche prédominante?
Le Laboratoire national de microbiologie, de Santé Canada collabore avec un réseau de laboratoires de partout au Canada afin d'identifier et de caractériser les souches de l'influenza. Ce réseau peut déterminer les souches prédominantes circulant dans la population canadienne en effectuant des tests sur les échantillons cliniques (prélèvement nasal et de la gorge) des patients présentant des syndromes grippaux de partout au Canada et ce toute l'année.
Quel est le nombre de décès attribuables à la grippe qui surviennent au Canada chaque année?
Le nombre de décès attribuables à la grippe ou à ses complications pendant la saison grippale varie chaque année, mais on estime qu'il y a environ 500 à 1 500 décès chaque saison grippale.
À combien peut s'élever le nombre de cas d'infection grippale au Canada au cours d'une saison?
Il a été estimé qu'entre 1 sur 4 et 1 sur 10 personnes peuvent être infectées par le virus de l'influenza chaque saison. En 1991 et 1992, on estimait que la moitié de la population canadienne âgée de moins de 15 ans avaient été infectée par le virus de l'influenza de type A entre octobre et avril et qu'environ 26 % des de toutes les tranches d'âge (soit environ 7 millions) avaient été infectés par le virus de l'influenza de type A.
Quelle a été la souche de l'influenza la plus commune au cours de la saison 2000-2001?
Il existe trois souches principales d'influenza circulant dans les populations humaines : l'influenza A(H1N1), l'influenza A(H3N2) et l'influenza B. Des 506 virus isolés et soumis à une caractérisation de souche virale au Laboratoire national de microbiologie au cours de la saison grippale 2000-2001, 51 % étaient l'influenza de type B et 49 % des virus identifiés étaient des virus de l'influenza de type A. La souche prédominante du virus de l'influenza B était similaire à B/Yamanashi/166/98 et le virus de l'influenza A prédominant était similaire au virus A/New Caledonia/20/99 (H1N1). Ceci contraste avec la prédominance de l'influenza de type A et particulièrement de celui similaire à A/Sydney/5/97 (H3N2) au cours des 3 années précédentes (depuis 1997-1998) et le bas pourcentage (<15 %) des infections du virus de type B de ces années.
Quelles sont les souches prévues de circuler cette année (2001-2002)?
Les virus de l'influenza A que l'on croit seront actifs pour la saison grippale 2001-2002 sont similaires à A/New Caledonia/20/99 (H1N1) et aussi à A/Panama/2007/99 (H3N2), les mêmes qui étaient actifs l'hiver dernier. Le virus de l'influenza B qui sera actif cette année est similaire à B/Sichuan/379/99 lequel avait été isolé dans plusieurs pays l'hiver dernier. Des souches similaires à tous ces virus sont comprises dans le vaccin pour la saison grippale 2001-2002.
Est-ce qu'une épidémie plus sévère est prévue cette année?
Tous les virus prévus d'être actifs cette année se sont retrouvés dans plusieurs parties du monde l'année dernière. On prévoit qu'aucun de ces virus ne sera plus virulent que les souches précédentes et on prévoit que le nombre habituel d'infections chez les gens non-protégés par le vaccin 2001-2002 se manifestera cet hiver.
Est-ce que les nouvelles souches d'influenza ont toutes été isolées en Chine?
Quelques nouvelles souches ont été isolées en Chine, toutefois, elles peuvent provenir d'autres pays. Par exemple, la souche prédominante au cours des saisons 1997-1998 jusqu'à 1999-2000 était similaire à A/Sydney/5/97 (H3N2), ce qui signifie qu'elle a été isolée pour la première fois à Sydney (Australie) en 1997.
DEUXIÈME PARTIE : VACCINATION CONTRE LA GRIPPE
Comment décide-t-on des souches de grippe qui sont mises dans le vaccin?
Un réseau mondial de laboratoires isole et identifie les virus propres à la grippe tout au long de l'année, au fur et à mesure qu'ils apparaissent. Au Canada, ce réseau est formé de laboratoires provinciaux, territoriaux et fédéraux qui déterminent quelles sont les souches dominantes en circulation dans la population canadienne. L'information canadienne combinée à l'information semblable rassemblée mondialement sert à prédire quelles souches seront dominantes au cours de la saison grippale suivante. Tous les virus identifiés sont signalés aux quatre Centres collaborateurs sur la grippe de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Chaque année l'OMS fait une recommandation concernant quelles souches devraient faire partie du vaccin contre l'influenza pour la saison grippale suivante. Au Canada, le comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) examine cette décision à la lumière des informations les plus récentes sur la saison grippale canadienne de l'année précédente et fait les recommandations finales concernant quelles composantes devraient faire partie du vaccin pour le Canada. Basé sur ces recommandations, le réseau mondial des laboratoires fournis aux fabricants des vaccins les graines de souches (souches desquelles les virus sont germés) nécessaires à la fabrication du vaccin.
De quoi sont composés les vaccins contre la grippe et de quelle façon sont-ils fabriqués?
Les vaccins actuels contre la grippe sont composés d'un virus inactivé de la grippe. Le processus de fabrication du vaccin de l'influenza comporte la germination des souches de virus recommandées dans des oeufs de poule fertilisés. Le virus est ensuite extrait de l'ouf, inactivé puis divisé en particules purifiées. Ces particules purifiées permettent au système immunitaire du corps de reconnaître le prototype génétique du virus de l'influenza sans causer la maladie. De cette façon, les vaccins sont mis à jour annuellement afin d'ajouter des particules purifiées du vaccin qui sont similaires aux souches de virus de l'influenza les plus récentes et les plus susceptibles de causer une maladie sévère et étendue.
Quels sont les composantes du vaccin contre la grippe pour la saison 2001-2002?
D'après les recommandations sur les composantes du vaccin 2001-2002 pour l'hémisphère nord de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) a recommandé que le vaccin 2001-2002 contienne les trois composantes suivantes : la souche de virus similaire à A/New Caledonia/20/99 (H1N1), une souche similaire à A/Moscow/10/99(H3N2) et celle similaire à B/Sichuan/379/99.
Les composantes utilisées dans la fabrication du vaccin canadien 2001-2002 sont antigéniquement équivalente (protection égale) à celles recommandées par l'OMS et le CCNI et sont composées, respectivement, d'un virus similaire à A/New Caledonia/20/99(H1N1), d'un virus similaire à A/Panama/2007/99(H3N2) (qui est un virus similaire à A/Moscow/10/99(H3N2) et de soit un virus similaire à B/Victoria/504/2000 ou un virus similaire à B/Johannesburg/5/99 (qui sont similaires à B/Sichuan/379/99).
Pour une mise à jour de l'information sur les recommandations du vaccin de l'influenza, veuillez visiter le site Web suivant : http://www.hc-sc.gc.ca/pphb-dgspsp/publicat/ccdr-rmtc/01vol27/27sup/dcc4.asp
Comment un vaccin nous protège-t-il?
Après la vaccination, notre système immunitaire produit des anticorps pour lutter contre le virus inactivé contenu dans le vaccin. Si vous êtes exposé au virus actif, les anticorps qui ont été produits préviennent l'infection ou réduisent le risque d'être gravement malade s'il y avait une infection.
Quelles sont les personnes qui devraient se faire vacciner?
Le vaccin contre la grippe est recommandé pour toute personne qui présente un risque élevé de développer de graves complications après avoir été infectée par le virus de la grippe, notamment :
- les adultes et les enfants souffrant de maladies cardiaques ou pulmonaires chroniques;
- les pensionnaires de tout âge des maisons de santé ou d'autres
- établissements ou unités de soins prolongés;
- les personnes âgées de 65 ans et plus;
- les personnes souffrant d'affections chroniques telles que le diabète, le cancer, le déficit immunitaire ou l'insuffisance rénale;
- les enfants et les adolescents qui suivent un traitement prolongé à l'acide acétylsalicylique;
- les personnes infectées par le VIH.
- Le vaccin est également recommandé pour les personnes qui présentent un taux élevé de transmission de la grippe aux personnes mentionnées ci-dessus (le personnel travaillant dans le milieu des soins de santé, les membres de la famille) et celles qui travaillent dans le domaine des services communautaires essentiels. Toute personne âgée de plus de 6 mois devrait envisager se faire vacciner contre la grippe même si elle ne fait pas partie d'un groupe à risque élevé.
Qui ne devrait pas recevoir le vaccin contre l'influenza?
Les vaccins contre l'influenza actuels ne sont pas recommandés pour les enfants de moins de 6 mois. Le vaccin contre l'influenza ne devrait pas être administré aux personnes ayant eu une réaction anaphylactique à une dose précédente ou avec une réaction anaphylactique connue aux oeufs qui se manifeste par l'urticaire, le gonflement de la bouche et de la gorge, la difficulté à respirer, l'hypotension et le choc.
Est-ce que la vaccination contre l'influenza peut causer l'influenza?
Non. La vaccination contre l'influenza ne peut pas causer l'influenza car le vaccin ne contient pas de virus vivant. Tous les vaccins actuellement fabriqués au Canada sont composés de particules de virus inactivés, fractionnés et purifiés incapables de causer l'influenza.
Quels sont les effets secondaires du vaccin contre l'influenza?
Une douleur au site de l'injection pouvant durer 2 jours ou moins est l'effet secondaire le plus connu suite à la vaccination contre l'influenza, mais ceci nuit rarement aux activités normales des gens. De la fièvre, de la fatigue ainsi que des douleurs musculaires peuvent apparaître de 6 à 12 heures suivant la vaccination et peuvent durer 1 jour ou 2. Ces effets secondaires sont moins souvent rencontrés avec les vaccins virus-fractionnés utilisés au Canada.
Les réactions allergiques sont rares et sont probablement une conséquence de l'hypersensibilité à certaines composantes du vaccin, plus vraisemblablement à des résidus de protéine trouvés dans les oeufs, qui sont présents en quantité minime.
Le syndrome Guillain-Barré (SGB) associé à la vaccination contre l'influenza se manifeste rarement et n'a été observé que pour quelques saisons grippales au cours des deux dernières décennies. L'apparition du SGB suite à la vaccination contre l'influenza est peu commune. De récentes études sur les effets secondaires menées par les États-Unis estiment que le risque de contracter le SGB comme effet secondaire se trouve approximativement à une personne par million de personnes vaccinées contre l'influenza. Par comparaison, le risque de complications et de décès associés à l'influenza est beaucoup plus grand. Donc, les bienfaits de l'immunisation contre l'influenza dépassent clairement les risques du SGB comme effet secondaire.
Qu'est-ce que le syndrome oculo-respiratoire?
Le syndrome oculo-respiratoire (SOR) est un effet secondaire passager et généralement léger de la vaccination contre l'influenza décrite pour la première fois au cours de la saison 2000-2001. Les personnes affectées ont généralement développé une rougeur aux yeux conjonctivite ou des symptômes respiratoires (tels que la toux, une respiration sifflante, une pression de la poitrine, de la difficulté à respirer, mal de gorge, enflure faciale) de 2 à 24 heures suivant la vaccination contre l'influenza et les symptômes se résorbent en 48 heures.
Au cours de la saison d'immunisation contre l'influenza de 2000-2001, environ 10 million de doses du vaccin ont été distribuées au Canada. Au cours de cette même saison, Santé Canada a reçu 960 rapports de SOR. De ces cas, 666 (69 %) souffraient d'une conjonctivite avec ou sans symptômes respiratoires. Onze (1 %) de ces cas ont été hospitalisés. Il n'y a eu aucun décès.
Il est possible que certains cas que nous appelons maintenant SOR n'aient pas été reconnus ou rapportés dans le passé. La conjonctivite et les symptômes respiratoires se développant suite à l'immunisation contre l'influenza avaient déjà été rapportés au Canada, aux États-Unis et en Europe.
La cause du SOR n'est pas connue, cependant, les fabricants ainsi que Santé Canada ont pris des mesures afin d'assurer la sécurité du vaccin, incluant des essais cliniques avec le vaccin de cette année, Fluviral®. Une surveillance intensive des effets secondaires a été établie dès que les cas de SOR ont été reconnus et les démarches nécessaires ont été prises afin d'informer les patients et le public.
De plus amples informations sur le SOR et une mise à jour des recommandations du Comité consultatif national de l'immunisation se trouvent sur le site Web suivant : http://www.hc-sc.gc.ca/pphb-dgspsp/publicat/ccdr-rmtc/01vol27/27sup/dcc7.asp
Pourquoi est-il recommandé de se faire vacciner chaque année?
La quantité d'anticorps qui est produite pour réagir au vaccin contre la grippe diminue après un certain temps et le taux peut être trop bas pour assurer une protection adéquate l'année suivante. En général, les anticorps qui sont produits suite à une vaccination contre la grippe ne vivent que 4 à 6 mois. De même, les virus de la grippe subissent continuellement des modifications, résultat d'une mutation de leur gène et l'immunité acquise suite à une infection grippale précédente ou à une vaccination l'année précédente ne vous protégera pas nécessairement contre des infections ultérieures. Puisque les virus de la grippe changent, le vaccin doit être modifié chaque année pour pouvoir y inclure les souches les plus actuelles.
Est-ce qu'en janvier il est trop tard pour se faire vacciner?
Non. La saison grippale active débute en novembre et se termine en mai. Se faire vacciner à n'importe quel moment pendant cette période peut s'avérer encore utile pour vous protéger contre une infection. Cependant, vous devriez consulter votre médecin ou un responsable local de la santé publique.
Est-il utile de se faire vacciner si l'on est déjà infecté par le virus de la grippe?
Oui. Le vaccin n'aura aucun effet sur l'infection actuelle, mais il peut protéger contre d'autres souches de grippe qui peuvent également être présentes au cours d'une même saison et pour lesquelles il existe une susceptibilité d'infection.
Est-il possible d'être infecté même si l'on a été vacciné?
Oui. Il est possible d'être infecté après avoir été vacciné, surtout dans le cas des adultes plus âgés dont le système immunitaire peut réagir moins efficacement au vaccin. Néanmoins, pour ceux qui sont tout de même infectés après la vaccination, la maladie sera probablement moins grave et l'infection risque très peu de nécessiter l'hospitalisation ou d'entraîner la mort.
Quels sont les facteurs qui assurent l'efficacité du vaccin contre la grippe?
Si une personne a déjà été infectée par le type de virus de la grippe contenu dans le vaccin.
L'âge de la personne vaccinée.
L'état du système immunitaire de la personne.
La période de temps qui s'écoule entre la vaccination et l'exposition au virus de la grippe.
La similitude entre le virus auquel elle est exposée et le vaccin qu'elle a reçu.
Combien de doses de vaccin contre l'influenza ont été distribuées au Canada l'année dernière?
Le nombre de doses de vaccin qui ont été distribuées par les fabricants au Canada est estimé à 10 millions pour la saison 2000-2001.
Quel pourcentage de la population canadienne reçoit la vaccination chaque année?
Un sondage téléphonique de Santé Canada auprès de plus de 3500 individus dans tout le Canada a démontré que près de 70 % des adultes de 65 ans et plus ont reçu le vaccin contre l'influenza au cours de la saison grippale 2000-2001. Par contre, environ seulement 40 % de ceux entre 18 et 64 ans qui ont des conditions médicales à risque élevé et 55 % du personnel des soins de la santé qui ont un contact rapproché avec les patients ont reçu le vaccin au cours de cette saison. Même si le Canada a atteint son objectif de taux d'immunisation contre l'influenza dans le groupe d'âge des 65 ans et plus, l'étendue de l'immunisation doit augmenter chez les personnes à risque élevé et leurs contacts.
Outre les vaccins, existe-t-il d'autres moyens pour lutter contre la grippe?
L'amantadine est un médicament antiviral approuvé au Canada et on peut l'utiliser pour protéger les personnes qui se sont trouvées au contact d'une personne infectée ou pour des personnes qui pourraient mal réagir à la vaccination contre la grippe (les personnes âgées par exemple). L'amantadine est le plus utile dans certaines situations comme les éclosions de grippe dans les maisons de santé. Cependant, il n'est pas efficace pour lutter contre les virus de la grippe de type B. Une nouvelle classe d'antiviraux, les inhibiteurs de la neuraminidase, peuvent inhiber tant les virus de type A que les virus de type B. Les deux inhibiteurs de neuraminidase pour le traitement de l'influenza licenciés au Canada sont le zanamivir (Relenza) et l'oseltamivir (Tamiflu). Ces médicaments ont prouvé leur efficacité à réduire la durée (de 1 à 1,5 jour en moyenne) et la gravité des symptômes de la grippe s'il est pris dans les 48 heures suivant l'apparition des premiers symptômes. Les inhibiteurs de la neuraminidase ne sont pas actuellement homologué comme médicament pouvant prévenir la grippe (prophylaxie). Les antiviraux ne devraient pas remplacer le vaccin contre la grippe comme mesure de prévention.
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Cet article a été rédigé à des fins d'information et son contenu pourrait ne pas refléter nécessairement les opinions des organisations individuelles. Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec votre PAE ou consulter un professionnel de la santé.