Il est déjà difficile pour les enfants de s’intégrer à un groupe d’amis, de comprendre leurs travaux scolaires et de ne pas décevoir leurs parents. C’est pourquoi, lorsque survient une difficulté d’apprentissage (DA), celle-ci peut donner l’impression d’être un obstacle insurmontable. Cependant, les DA sont beaucoup plus fréquentes que l’on pourrait le croire. Elles affectent dix pour cent des canadiens. Un dépistage précoce accroît la possibilité de surmonter une DA. En fait, des personnalités bien connues, par exemple, des acteurs et des théoriciens novateurs, ont surmonté les défis que leur posait une difficulté d’apprentissage et ont réussi dans la vie.
Les renseignements qui suivent vous aideront à dépister une DA. Et, si un enfant près de vous en souffre, consultez immédiatement un spécialiste de la santé; celui-ci pourra poser un diagnostic et recommander un traitement.
Dépister une difficulté d’apprentissage
Une DA affecte la façon de recevoir, organiser, retenir et comprendre tous types d’information. Elle peut s’avérer difficile à diagnostiquer, surtout en raison du fait que la façon d’apprendre et le rythme de compréhension sont différents pour chaque enfant.
Le dépistage précoce procure à celui-ci une meilleure chance de surmonter les obstacles. Chez l’enfant, une DA peut se manifester dans l’un ou plusieurs des domaines suivants :
Les difficultés visuelles affectent la façon dont le cerveau traduit ce que voient les yeux. Oublier des visages, des mots, des noms ou inverser l’ordre d’un mot ou d’un chiffre (par exemple, 41 devient 14) en sont des symptômes.
Les difficultés auditives, par exemple, oublier ce que dit une personne ou des instructions très simples, sont de fréquents indices de DA. Une confusion au niveau de sons et de mots similaires (par exemple, belle et pelle) pourrait signaler des difficultés dans ce domaine.
Les difficultés motrices, qui touchent aussi bien la coordination oeil-main (par exemple, l’écriture) que le contrôle des muscles, peuvent entraîner de la maladresse et une difficulté à pratiquer des activités physiques.
Les problèmes d’organisation rendent difficile la gestion du temps, de l’espace et de la séquence. Le fait d’être trop en retard ou en avance ou de ne pouvoir suivre les étapes lors de l’exécution d’une tâche (par exemple, se vêtir) pourrait devenir une cause d’inquiétude.
Les problèmes conceptuels, qui nuisent à la compréhension des concepts abstraits, des complexités de la langue, des conséquences de leurs actes et des indices dans les interactions sociales, pourraient aussi signaler une DA. Les enfants affectés par des problèmes conceptuels pourraient ne pas remarquer les expressions faciales ou le langage corporel, ne voir qu’un seul aspect d’une situation complexe et être dépourvus d’habiletés sociales (ils sont incapables d’effectuer un contact visuel et ils utiliseront un ton de voix et-ou un langage corporel inappropriés).
Chez les enfants, il existe des étapes importantes vous permettant de constater si leur développement se poursuit normalement ou non. Ceux qui souffrent d’une DA pourraient ne pas atteindre certains de ces jalons.
La petite enfance. Les bébés qui éprouvent de la difficulté à boire au sein, à téter ou à digérer, qui n’aiment pas être tenus dans les bras et résistent à un contact physique pourraient manifester des symptômes précoces de DA. De plus, il serait bon de remarquer s’ils tardent de façon importante à s’asseoir, à se tenir debout et à marcher.
Les enfants d’âge préscolaire. Les enfants qui apprennent à parler tardivement, qui continuent de s’exprimer comme des bébés, qui ont de la difficulté à comprendre des instructions et qui ne peuvent contrôler leur comportement pourraient présenter un risque de DA. La difficulté à sauter et attraper ou éviter une balle se situe au rang des symptômes physiques.
De la maternelle à la quatrième année. Si votre enfant est lent à comprendre le lien entre les lettres et les sons, confond des termes fondamentaux tels que courir, manger, vouloir, et commet de nombreuses erreurs en ce qui concerne l’épellation, la lecture et les chiffres, parlez-en avec son professeur. Celui-ci pourra vous orienter vers un professionnel de la santé qui évaluera si votre enfant souffre ou non d’une DA.
De la cinquième année au secondaire 2 (huitième année). Si votre enfant évite de lire à haute voix ou de faire ses devoirs, s’il éprouve de la difficulté à se faire des amis ou à se souvenir de certaines choses, il se pourrait qu’il souffre d’une DA.
L’adolescence. Les fautes d’épellation bizarres, l’absence d’organisation (les livres et les notes de l’adolescent sont éparpillés un peu partout), ses liens d’amitié avec des enfants plus jeunes et son manque de jugement en ce qui concerne leur personnalité et leur comportement sont autant d’indices pouvant signaler une DA.
Certaines difficultés d’apprentissage, par exemple, les troubles d’élocution, sont plus faciles à détecter. Lorsqu’il s’agit de diagnostiquer une DA, les enfants, les parents et les enseignants forment la meilleure équipe de reconnaissance des symptômes. Si tous les indices vous portent à penser à une DA, parlez au professeur de votre enfant et consultez un professionnel immédiatement. Bien que les problèmes associés à une DA durent toute la vie, le soutien et la compréhension peuvent aider les enfants à surmonter les obstacles et à réussir aussi bien à l’école que dans la vie.
Vous avez des questions au sujet des difficultés d’apprentissage? Votre Programme d’aide aux employés (PAE) peut vous apporter du soutien par le biais d’un éventail de ressources. Communiquez avec votre PAE et vérifiez votre admissibilité : pour le service en français, composez le 1 800 361-5676; pour le service en anglais, composez le 1 800 387-4765.
Cet article a été rédigé à des fins d’information et son contenu pourrait ne pas refléter nécessairement les opinions des organisations individuelles. Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec votre PAE ou consulter un professionnel.